× 29/03 × Fairmont aka Jake Fairley- Border Community/Sender/Dumb Unit × [Interviews]
Voici donc l'interview promise depuis plusieurs jours. Cette fois-ci on part à la rencontre du Canadien Fairmont/ Jake Fairley. Sa carrière pourtant déjà riche a pris un nouveau tournant depuis quelques mois suite à la sortie de son maxi Gazebo, un hit minimal progressive playlisté aux 4 coins de l'Europe et sorti sur le label qui commence à faire ch... tellement tout le monde en parle: Border Community. Une bonne raison pour le rencontrer et discuter avec lui de cette collaboration...
Tu étais au Pulp au mois de janvier, là c'est le Triptyque, tu viens jouer souvent à Paris ?
Oui je suis déjà venu jouer plusieurs ici, 2 fois au Rex et 2 fois au Batofar, à chaque fois en live car je ne suis pas Dj, je ne sais pas le faire (rires). Ma petite copine a des platines donc de temps en temps, je jouais avec elle, mais à un moment, il a fallu que je fasse un choix entre le mix et le live parce que je ne pouvais pas me permettre de d'investir à la fois dans des vinyls et dans des machines.
Ton Ep Gazebo sorti sur Border Community a rencontré un énorme succès, est ce que tu t'attendais à cet accueil unanime ?
C'était un peu prévisible en effet que ça serait un gros hit. Quand j'ai fini le morceau, je me souviens m'être dit que ce serait quelque chose que les gens aimeraient et que le disque pourrait bien marcher. Ma première idée fut de l'envoyer à Border Community. Je ne les connaissais pas vraiment avant cela. Une fois que la démo fut acceptée, ça devenait évident que le maxi allait marcher parce que tout les maxis de ce label se vendent très bien ! Il ne cherchent pas à sortir un paquet de titres, ils sortent juste 2,3 vinyls par an qui sont à chaque fois des bombes.
Border est le label au plus gros buzz depuis 1 an et chaque sortie est toujours très attendue par les fans. As-tu ressenti une certaine pression à sortir ton EP dans ce contexte ?
En fait, j'ai d'abord composé les morceaux sans me dire qu'ils sortiraient sur Border. Du coup, je n'ai pas vraiment ressenti la pression par rapport à ça. Par contre, quand j'ai su que l'Ep allait sortir sur Border, j'ai vraiment souhaité que le mixage soit impeccable, j'y ai prêté une attention plus grande que d'habitude car c'était mon Ep le plus important. Et les gars de Border ne m'ont pas non plus mis la pression de leur côté. James et Jamal qui dirigent le label sont les deux personnes les plus relax et les plus cools avec qui il m'ait été donné de travailler, du coup ça n'a rien eu de stressant de faire cet Ep pour eux.
Avec eux, c'est la musique qui prédomine…
Oui voilà et tout se fait dans la consultation et dans le respect. C'est genre « nous on aime ce morceau, qu'est ce que t'en penses », « celui là on contraire on l'aime moins etc. «. C'est juste la meilleure façon de gérer un label. Tu sais, j'ai enregistré pas mal de maxis sur pleins de labels différents et il y a toujours des gens très stressants dont le travail est plus nuisible qu'autre chose mais chez Border, au contraire, ce sont des gars vraiment cools et en même temps très professionnels.
Tu souhaites donc poursuivre la collaboration à l'avenir ?
Evidemment ! En tout cas j'essaierai mais pour ça, je dois continuer à faire de la musique qu'ils aiment ! (rires). On apprécie cela dit notre collaboration. J'ai joué une première fois avec James et depuis je n'ai plus arrêté de le faire. Je n'ai pas de contrat avec eux, j'ai une totale liberté pour faire mes maxis. La seule chose qui importe, c'est de faire une musique en adéquation avec le label.
Maintenant que tu rencontres le succès avec Fairmont, quelle orientation musicale vas tu choisir pour le futur ? Vas-tu privilégier tes projets sous le nom de Fairmont ou bien sous le nom Jake Fairley ?
Ça devient un peu compliqué parce que je reste la même personne et je ne sais pas toujours comment diviser ce qui va dans un projet et ce qui va dans l'autre et c'est particulièrement vrai pour les lives comme ce soir. Les gens te connaissent souvent sous une seule facette. Là par exemple quand je joue des morceaux live de Jake Fairley, les gens viennent me voir pour savoir quand est ce que je vais jouer du Fairmont de Border Community, c'est un peu déstabilisant parce que je ne mélange jamais les deux répertoires en live. Jake Fairley, c'est plus brut, plus rock-electro et rentre dedans. Fairmont est plus sensible, joyeux, euphorique.
Là j'ai l'impression que tu te consacres plus à Fairmont…
Oui, j'avais commencé quelques disques en 2001, 2002 puis j'avais laissé tomber pour me concentrer sur le projet Jake Fairley. J'ai joué 2 fois par semaine pendant très longtemps dans un peu toujours le même style de soirée où il fallait jouer un son très agressif et c'est m'a un peu lassé je dois dire, c'est pourquoi aujourd'hui je suis beaucoup plus intéressé par le projet Fairmont. Il y a un an et demi, une fois l'album de Jake Farley sorti (un album rock et hard techno), j'ai vraiment eu envie de changer de direction. Et tout est venu naturellement.
Pour toi qui a une grosse expérience de la musique électronique et de la scène maintenant, qu'est ce que tu ressens quand vient le moment de jouer tes morceaux live ?
Ça dépend vraiment. Ça me plait de venir jouer les morceaux de Fairmont. De manière générale, je n'utilise pas d'ordinateurs parce que je veux faire une prestation énergique, j'ai besoin que les choses bougent. Mais pour ce soir, j'ai envie aussi de prendre d'autres risques, j'ai envie que ce soit plus lent. J'ai apporté un séquenceur supplémentaire pour avoir un meilleur résultat. Et c'est ça qui est plaisant : prendre des nouveaux risques, sortir de la routine de Jake Fairley. C'est à la fois stressant et plaisant.
Tu viens du Canada mais tu sembles beaucoup plus lié à la scène allemande qu'à la scène canadienne… A quoi est-ce du selon toi ?
J'en ai fait quand même plusieurs sur Dumb Unit qui est à la base un label canadien même s'il est aujourd'hui basé à Berlin. Mon premier maxi est sorti dessus début 2000. J'ai donc commencé en même temps que Jeremy P Caufield (le boss de Dumb Unit) et au final j'ai du sûrement sortir plus de maxis pour lui que pour Sender. Maintenant c'est vrai que mes maxis les plus connus sont sortis sur des labels européens. Pour Border, c'est la première fois que j'ai enregistré un maxi sur un label sans connaître personnellement les gens du label. Que ce soit pour Traum ou Sender, je connaissais à chaque fois les gérants via les connections avec Dumb Unit. C'est en général comme ça que ça se passe.
Beaucoup d'artistes canadiens commencent à faire sérieusement parler d'eux au niveau mondial, quelle est ton opinion là dessus ? On pense notamment à Konrad Black…
Oui lui je le connais plutôt bien parce qu'il habite chez moi en ce moment à Berlin ! C'est d'ailleurs là où j'habite depuis 9 ans maintenant. Du coup je ne reviens plus trop au Canada. Pour moi cette scène est intéressante car il n'y a pas beaucoup de gens qui font de la musique là bas mais ceux qui en font sont respectés et font de la musique de qualité.
Mais ces gens là sont ils plus connus en Europe qu'au Canada ?
En fait, ça passe bien dans des villes comme Montréal ou Toronto mais par contre dans tout le reste du pays, c'est un peu plus timide. Le Canada c'est un pays immense mais en fait il n'y a que 8 villes et certaines d'entres elles font juste 100 000 habitants. Là bas, tu te mets à prendre un verre à 19h et les clubs ferment à 2h donc ce n'est pas tout à fait le même rythme qu'en Europe et ça ne correspond pas vraiment à la musique que j'aime. C'est difficile là bas d'ouvrir un club electro parce que tu as besoin de beaucoup d'argent pour te faire connaître et ce qui amène de l'argent, comme partout, c'est la publicité, plus attirée par les musiques mainstream comme la trance, le hip-hop ou le r'n'b. Ca marche un peu sur le même principe que les Etats-Unis. Il n'y a pas vraiment de ville où tu peux organiser des fêtes technos tous les week-ends. C'est d'ailleurs pour ça que je suis venu en Europe. Ici je peux faire ma musique et payer mon loyer à la fin du mois. Au Canada, je perdais toute mon énergie à essayer d'organiser des tournées. Organiser une date à Paris quand tu es au Canada, c'est beaucoup plus compliqué. J'avais un métier le jour et je devais prendre des congés pour partir en tournée ou bien carrément démissionner. C'est pourquoi vous voyez Konrad, Jeremy ou bien Pan/Tone débarquer en Europe.
Et quelle est ton opinion sur notre scène hexagonale ?
Déjà j'aime beaucoup jouer en France. Ici et en Espagne, j'ai de vrais fans. Les gens ont l'air de savoir ce qu'ils écoutent et ce qu'ils aiment. C'est un peu plus développé en Allemagne mais tu ne trouves pas autant de gens passionnés. Ici la minimal est encore quelque chose de frais. A Berlin, la musique y est très bonne mais les gens sont un peu blasés donc oui ça me fait toujours plaisir de jouer en France devant des gens très enthousiastes !
Interview réalisée par Clems et Olibusta
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linkz>www.bordercommunity.com


COMMENTAIRES
× 31/03 - 15:23 × olibusta
Mortel cette itw
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Comme d'hab les mecs vous déchirez
× 31/03 - 18:56 × clems
ouai c'est clair les mecs vous cassez la baraque. en plus vous avez avez un sex enorme et vous savez rester humbles. chapeau
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .× 01/04 - 02:01 × jrm
je confirme
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .× 12/04 - 10:45 × clems
jake voulait ajouter ça:
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .il jouera le 5 mai au studio 88 d'aix en provence et le 6 mai à Nîmes.
si jamais vous descendez dans le sud..
× 26/11 - 22:38 × Fred × www
Très bonne interview ! Bravo ! On apprends des choses ;)
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .× 09/02 - 20:19 × steff × www
trés bonne interview je trouve,c'est cool d'en apprendre un peu plus sur jack ;)
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Merci
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